Dans son œil… une histoire de lien affectif. Chap 7.

7ème chapitre – Le moment de renoncer…

J’ai essayé. Vraiment. J’ai essayé à de nombreuses reprises et je n’y arrive pas. Il n’y a pas moyen que je sois à l’aise. À chaque fois que j’imagine devoir brosser, seller, monter, je me sens plombée. C’est incompréhensible et inexplicable. Alors je cherche… dans mes mémoires, dans mes croyances, dans mes souvenirs traumatiques.

Le constat est là, implacable : je ne ressens que de la contrainte et aucun plaisir. Bien sûr, je pourrais analyser encore et encore, ce qui ferait la part belle à mon mental qui turbine déjà bien assez.

Alors je fais l’unique chose que je n’ai pas encore faite : j’écoute mon cœur. La jeune fille qui vient pour monter ma jument s’est attachée à elle. Elle est bien consciente que c’est un jeune cheval et que le chemin risque d’être long avant de retrouver un cheval aussi fiable que son précédent loulou. La jument est aussi très différente de son premier cheval donc c’est un autre chemin qui s’ouvre pour elles deux.

Mon mental (toujours lui) vient encore un peu s’agiter autour d’une culpabilité de ne pas être allé au bout de quelque chose mais mon cœur est calme et tranquille alors je ne cède pas. J’aime ma jument et parce que je l’aime, je la laisse partir et créer un lien avec une cavalière passionnée.

J’ai souvent été passeuse de chevaux. Je ne les achetais pas pour moi mais pour quelqu’un d’autre. Ce ne serait pas la première fois. J’accepte de lâcher prise et de comprendre ce qui reste caché pour moi. (Les voies de l’univers sont assez impénétrables. Lol)

Et puis, il y a toujours mon vieil ami, le pur-sang arabe qui m’appelle sans faille : « Je suis là » Je suis là moi ! » me dit-il depuis des mois. C’est vrai qu’il est là. Vieux, emphysémateux, un peu cucuche (un mixe entre cul-cul et nunuche) mais c’est mon cucuche et on se connait par cœur. Je devrai renoncer au rando en groupe (il chauffe comme un malade), je devrai prendre en compte son physique (arthrose et douleurs de dos) et le mien (arthrose et douleurs de dos. Lol). Et il y aura des jours sans. Je sais tout ça et pourtant, cela me semble très juste pour lui et pour moi. Et ça me rend heureuse… N’est-ce pas suffisant ?

Quel est le lien entre créativité et dos ?

La créativité est une activité qui permet de concrétiser, mettre en matière une partie de l’imaginaire (par l’écriture, la peinture, la musique, la danse, etc.) Elle permet l’expression de l’intime de soi, de montrer une représentation de votre monde intérieur.

Canva

Le dos est l’endroit du corps qui manifeste le mieux la façon dont nous (sup)portons notre vie. Plein d’expressions le traduisent :

  • en avoir plein le dos
  • tourner le dos à quelqu’un, à une situation
  • avoir quelqu’un (un collègue, sa belle-mère, son chef) sur le dos
  • recevoir un coup de poignard dans le dos (dans le cas d’une trahison)

Vous avez sans doute d’autres expressions aussi parlantes qui vous viennent en tête et que vous pouvez mettre en commentaire en bas de page.

Le jeune enfant qui vit dans son imaginaire, qui le met en scène sous forme de jeu, qui ne subit aucune pression ressemble à un roseau souple.

Canva

Puis les aléas de la vie, les contraintes (scolaires, familiales, sociales, etc), les petites et grandes trahisons, les déceptions, les obligations rigidifient la posture pour pouvoir porter et supporter ce sac supplémentaire contenant toutes les émotions bloquées.

L’imaginaire est relegué loin derrière les priorités et les urgences, la nécessité d’être pragmatique tue la créativité. L’enfant devenu grand oublie cet enfant intérieur qui a besoin de chanter, danser, sauter pieds nus dans les flaques.

Le dos se bloque petit à petit par étage, d’abord les lombaires puis le milieu, les épaules et enfin la nuque. Ou massivement d’un coup. L’impression d’être devenu un ours en armure (référence aux romans « à la croisée des mondes » de Philip Pullman) qui ne peut plus plier ou se courber installe une posture figée accompagnée de douleurs incapacitantes.

Iorek Byrnison – À la croisée des mondes.

Les solutions ?

Respirer, chanter, danser, se libérer des peurs et des angoisses, trouver un équilibre intérieur, se (re)connaître.

Pour aller plus loin, vous pouvez recevoir un guide qui recense 5 techniques pour mieux respirer en moins de 5 minutes.