Dans son œil… une histoire de lien affectif. Chap 6.

6ème chapitre – Quand on en sort pas, on demande de l’aide !

Crédit photo : banque personnelle

L’été est là. On en est où ?

Quand on en sort pas, on demande de l’aide ! Un ami téméraire, qui adore le travail des chevaux me propose de venir monter la jument. J’accepte avec gratitude. Ce blocage que je ressens est profond et vient de loin. Je n’y arriverai pas seule. Rendez-vous est pris ! Je suis prête à actionner mes neurones miroir, à tout observer pour changer ma boucle de pensées toxique, remplacer mon film d’horreur par des images paisibles.

Le copain n’a aucun à priori, il gère la jument comme si c’était une vieille routière. Il prend la selle problématique, le mors qui lui fait secouer la tête, l’emmène à pied, grimpe dessus au milieu du chemin. J’hallucine (alors que je le connais, je devrais avoir l’habitude depuis le temps) et j’ai même peur pour lui… Pour rien. La juju. l’observe avec curiosité mais se plie à toutes ses bizarreries (toucher ses oreilles, sa croupe, agiter les étriers, se frapper avec bruit sur les cuisses, etc).

Crédit photo : banque personnelle

On part pour une balade avec un pur-sang en tête et un pur-sang pour fermer la marche et des chiens. Beaucoup de chiens ! Ça danse un peu, surtout pour mon pur-sang, le plus casse-pied du lot, ^^’ et je galère pour le garder au calme. Il s’énerve, il chauffe, il guette la lévrier derrière lui, se précipite. Je dois user de tout mon tact équestre pour garder ma place et ne pas provoquer un mouvement de panique devant. Ça serait le comble que je sois à l’origine d’une cata. avec mon vieux machin. Il est capable de m’embarquer par peur de quelque chose et d’embarquer tout le monde derrière lui. Il l’a déjà fait… Il n’est pas question qu’il le fasse aujourd’hui. Je reste très attentive et concentrée sur lui. Il ne me laisse aucun loisir de rêvasser.

Le copain se marre. La juju. est super tranquille. Il m’annonce qu’il la prend chez lui quand je veux, qu’il pense même un peu s’ennuyer avec elle, parce qu’elle est trop facile…

Crédit photo : canva

Je profite de l’élan que je ressens. Le lendemain, je la monte pour une courte balade, accompagnée de la copine de pâture. C’est vrai qu’elle est géniale cette jument. Gentille, calme, froide dans sa tête. Elle attend tranquille quand la jeune fille qui m’accompagne, part galoper plus loin.

Crédit photo : banque personnelle

Voilà ! C’est officiel. Le problème, c’est moi… Pas elle. Va falloir prendre le taureau par les cornes ! Et régler, ça. Quand y en a marre, y en a marre !

Je décide de proposer la jument à monter, à une jeune cavalière qui a perdu son cheval récemment. Au moins, elle sera montée, de temps en temps, en attendant que je règle mon problème.

À suivre…

Dans son œil… une histoire de lien affectif. Chap 5.

5ème chapitre – On n’est pas arrivé !

On est déjà en juin… Que s’est-il passé depuis la dernière fois ?

Tout et rien. Pas grand chose mais des montagnes russes émotionnelles. On ne se comprend pas, on ne se fait pas confiance et puis… il y a le matériel : le mors, la selle. Rien ne semble convenir. Ou c’est moi. Je ne sais pas. Je ne sais plus… Mais revenons aux événements dans l’ordre chronologique.

Quelques jours après le tour désastreux de la dernière fois, je décide de remonter. Rien d’extraordinaire, juste le tour de la place. On s’échauffe, on se défoule, on marche (tout ça à pied dans la carrière) pour mettre le plus de chances de notre côté que ça se passe bien.

Une fois en selle, ce tour minuscule prend des proportions dantesques. La jument est mal à l’aise, je commence à psychoter sur le fait de tomber sur le bitume… J’essaie d’arrêter la machinerie mentale avec des exercices respiratoires. Ça fonctionne un peu. Je descends avant la fin du tour en ayant eu du mal à obtenir un arrêt. C’est décevant mais pas inattendu. On ne se connait pas et on se fait pas confiance. Qu’à cela ne tienne, le travail à pied, c’est la vie !

Retour dans la carrière, retour aux balades à pied. On est ensemble mais sans plus. Tout ça donne une impression de travail forcé, d’obligation. C’est pas par là qu’on va progresser. Et puis il y a un souci avec la selle. La jument se précipite puis part en saut de mouton quand je la longe. Je contacte le sellier pour voir comment arranger ça. Et puis, voir la jument sauter, bondir, ruer, ne donne pas envie de la monter… La peur et l’appréhension s’installent durablement.

Je laisse tomber petit à petit. La jument n’a que 5 ans et puis elle est en pâture. Elle a déjà de bonnes bases. Ma mauvaise foi n’a pas de limite !

Une amie vient alors à la maison et propose de me tenir en longe pendant une balade pour me sécuriser. Je ne suis pas super enthousiaste mais elle insiste tellement que je me laisse convaincre. La jument bouge beaucoup la tête, marche super vite mais rien de plus. Ça ne s’est pas mal passé mais c’est pas fluide non plus. Ça a au moins le mérite de nous sortir du blocage et j’ai le sourire. Je sais bien que je suis le problème dans notre couple centaure.

Je retourne à mon train train d’écriture / corrections. J’ai besoin de calme et de sérénité et puis les chevaux sont en pâture. Ils sont biens. Si je monte à cheval, je choisis la facilité, je prends le vieux pur-sang que je connais par cœur. J’ai prévu un séjour en Bretagne chez ma sœur, ça serait bête que je me fasse mal avant d’y aller. Je suis trop vieille pour ces conneries… Bref ! J’ai tout un tas d’excuses en stock pour ne pas m’y mettre.

On n’est pas arrivé… L’appréhension est bien installé et le désir, l’envie, totalement envolés.

À suivre…

Je suis triste et j’ai peur

Canva

Je suis triste et j’ai peur.

On est fier de notre intelligence et de nos gros cerveaux.

Qu’on utilise dans de stupides combats de coqs.

Je suis triste et j’ai peur.

Camp du bien, camp du mal. Pas envie d’écouter ces cons.

Ils ont torts. On a raison ! Faudra bien qu’ils comprennent.

Je suis triste et j’ai peur.

Humanité à la dérive qui cherche une échappatoire à sa souffrance.

Que vont devenir nos enfants ? (les enfants de la Terre ?)

Canva

Je suis triste et j’ai peur.

Ma confiance fragile vacille, ma connexion à la Source bug.

Où est ma foi ? Envolée avec la fraternité ? Partie avec la solidarité ?

Je suis triste et j’ai peur.

Je m’accroche, me traîne, me hisse ….

Je m’extirpe, décroche, ouvre la porte et sors … Dehors !

Je suis triste et j’ai peur.

Les arbres du jardin m’accueillent en frémissant sous une brise fraîche.

La forêt toute proche me tend les bras.

Crédit photo : Steeve Domergue

Je suis moins triste et j’ai encore un peu peur.

Les chevaux hennissent en me reconnaissant, le chien saute de joie à l’idée d’une promenade.

Le chat se sauve, outré par tant d’agitations, un sourire timide se fraye un chemin sur mon visage.

Canva

Je ne suis plus triste et je n’ai plus peur.

Je respire profondément, mon cœur se calme. Je me rappelle que je fais partie du tout.

Je sors du cauchemar et me réveille en sentant l’herbe humide sous mes mains et mes pieds.

Les pieds sur la Terre, le souffle vivifiant dans tout mon corps,

Je sors enfin du rêve de la dualité pour expérimenter l’unité. Je n’ai jamais été séparée.

Je l’ai juste rêvé (cauchemardé) et je viens de m’en rappeler